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26 Mai 2013, Circuit de Monaco

Avec la succession de virages lents qui rythment le tour, la vitesse moyenne du circuit de Monaco est de 160 km/h. L’objectif est de proposer un moteur très coupleux à bas régime, entre 15 et 17 000 tours / minute, plutôt qu’à haut régime (entre 16 et 18 000 tours / minute), pour être le plus compétitif possible en entrée et sortie de virages. Comme il y a peu de lignes droites, le moteur n’a que peu d’opportunités de respirer. Le refroidissement peut poser problème, car les pièces sont soumises à des conditions difficiles.

Les chiffres du circuit de Monaco

Longueur (km) 3.34
Vitesse moyenne (km/h) 153
Vitesse de pointe (km/h) 279
% d’un tour à pleine charge 34
Consommation de carburant (kilos par tour) 1.5
Consommation de carburant (l/100 km) 64

Monaco : trois sections en détail

De Sainte-Dévote au Casino
L’emplacement de la pole position et le premier virage ne sont séparés que de 140 mètres. Il s’agit de la distance la plus courte de la saison, et le pilote s’élançant en tête atteindra Sainte-Dévote en à peine quatre secondes. En partant de la pole, il n’aura pas assez de temps pour activer le KERS, mais les voitures qui s’élancent d’un peu plus loin pourront choisir de l’utiliser. Après le freinage qui ralentit les monoplaces à 105 km/h, les pilotes ont rapidement besoin de puissance pour la montée de Beau Rivage qui s’achève sur la Place du Casino. La dénivelée étant de plus de 30 mètres en 10 secondes, les cartographies moteur doivent être programmées pour fonctionner avec des rapports de boîte courts, et ce afin de maximiser l’accélération et d’atteindre le limiteur en haut de la montée. Il est possible d’utiliser le KERS dans cette portion, mais son efficacité est réduite par la pente ascendante. Les opportunités de dépassement existent pour ceux qui savent obtenir la meilleure accélération à la sortie de Sainte-Dévote. Une attention toute particulière est donc portée sur les cartographies de pédale et de couple pour ce virage.

L’épingle du Grand Hôtel
Après Mirabeau, le circuit se poursuit en descente vers l’épingle du Grand Hôtel. Son angle de quasiment 180° en fait le virage le plus serré de la saison. Quand les monoplaces enroulent le virage, le moteur tourne à son plus faible régime de l’année : 7000 trs/min pour une vitesse de 44 km/h. Les cartographies de pédale d’accélérateur et de couple doivent être très précises et le pilote doit parfois débrayer pour éviter d’avoir trop de poussée du moteur. Le moindre élan pourrait se traduire par une collision avec la voiture placée juste devant… ou le mur ! La programmation des cartographies permet de gagner ou de perdre beaucoup de temps à cet endroit.

Du tunnel à la chicane
Mis à part la courte ligne droite des stands, le tunnel est le seul endroit où les voitures peuvent atteindre des vitesses élevées. Les moteurs doivent fournir une bonne accélération pour que le pilote atteigne sa ‘vMax’ rapidement. Il n’y a que 670 mètres entre la sortie du virage du Portier et la chicane, soit huit à neuf secondes. Les voitures atteignent 290 km/h avant de freiner pour aborder la chicane. Le KERS peut être théoriquement utilisé, mais dans les faits il l’est plus pour se défendre que pour attaquer. Tenter un dépassement à cet endroit est périlleux car la partie hors trajectoire est particulièrement sale. Cette occasion de faire ‘respirer’ le moteur est importante, car les opportunités d’alimenter le V8 en air frais sont rares à Monaco. Il s’agit toutefois d’un ‘cadeau empoisonné’, car la nature même du tunnel signifie que l’air ambiant est extrêmement chaud. Cette atmosphère est également pleine de poussière et de morceaux de gomme, qui ne peuvent s’évacuer à cause des murs et du plafond du tunnel.

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